Le Son à l'œuvre

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Le son et ses effets ouvrent une réflexion qui dépasse le domaine de l'art. Ainsi, bien que la rubrique Le Son à l'œuvre s'attache à exposer des regards singuliers sur le son en tant que médium artistique, elle ne se limite pas à cela. Dans l'optique de favoriser un décloisonnement des connaissances et d'ouvrir un dialogue des plus féconds, Le Son à l'œuvre accueille les témoignages sur l'histoire et l'actualité des recherches sur le son d'intervenants de disciplines variées, telles que les neurosciences, la philosophie, l'informatique, la sociologie, la psycho-acoustique, l'architecture, la littérature, le cinéma et bien d'autres encore...

Responsable de publication de la rubrique Le Son à l'œuvre  :  

Stéphanie Kamidian - s.kamidian(at)axones-revue.com

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« À travers une série de trois articles, nous abordons quelques fondements de la reproduction du son en tant qu’entité propre et sa relation la plus élémentaire avec l'image.

Dans ce troisième article, nos recherches sur la question de la correspondance naturelle entre son et image en mouvement nous amènent à rappeler l’enjeu de la reproduction sonore à ses débuts, consistant à fixer le son et à le visualiser, autrement dit le « photographier » pour le reproduire. Nous y examinons l’imbrication de l’optique et de l’acoustique dans la science ; nous portons un regard sur les figures du kaléidoscope et de l’arabesque, probablement les plus propices à un rapprochement philosophique et esthétique avec la musique ; et nous observons l’émergence d’un « cinéma abstrait automatique » au début des années 2000, ou plus exactement d’outils numériques permettant de créer une infinité de visuels en mouvements basés sur les vibrations sonores captées par des algorithmes. »

« La question posée par cet article est celle de l’influence de la normalisation sur la production audiovisuelle. En effet, dans l’actuel contexte de sa numérisation, qui ne s’affranchit de la prolifération des méthodes de captation, de description et de restitution qu’au prix de nombreuses acrobaties et de bricolages plus ou moins contrôlés, les progrès de son industrialisation, et donc de sa productivité, reposent objectivement sur la définition et l’adoption de normes stables et « universelles » afin de libérer les créateurs du souci de la gestion des paramètres « de bas niveau ». Ainsi, les nouveaux « standards » permettent de s’assurer que les choix effectués aux différentes étapes de la confection de ces objets garantissent leur transmission fidèle, et leur promotion repose sur l’argument d’une amélioration de la « qualité » globale des programmes diffusés. Mais quelle est l’incidence d’un standard sur la création ? Et sur la réception ? N’y aurait-il pas dans toute norme, justifiée généralement par un discours technoscientifique d’apparence objective, une esthétique sous-jacente ? »